Je cuisine pour les jours pressés #2 : mon batch cooking sans courses supplémentaires

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Cette semaine, nouveau dimanche, nouveau « Je cuisine pour les jours pressés ».

Mais avec une petite particularité : je n’avais absolument pas prévu de faire des courses spécialement pour mon batch cooking.

Alors j’ai fait ce que nous faisons toutes à un moment ou à un autre : j’ai ouvert mon frigo, mes placards et mon congélateur et j’ai regardé ce que je pouvais faire avec ce que j’avais déjà.

Bienvenue dans ce que j’ai très élégamment baptisé : le batch cooking du pauvre ! 😄

Le principe ? Zéro course supplémentaire, zéro ingrédient acheté spécialement pour préparer mes repas de la semaine et, surtout, pas question de passer trois heures en cuisine.

Comme pour le premier article de cette série, je prépare tout en même temps que mon repas du dimanche midi.

Et cette fois, je vous donne aussi les quantités et une estimation des calories par portion, parce que je trouve toujours pratique de savoir à peu près ce qu’il y a dans mon assiette.

Les calories indiquées restent bien sûr approximatives : elles peuvent varier selon les marques et les produits utilisés.

Le batch cooking du pauvre : cuisiner ce qu’on a, tout simplement

On voit souvent passer de très beaux batch cookings sur les réseaux sociaux.

Une liste de recettes parfaitement organisée, une liste de courses dédiée, une multitude d’ingrédients et parfois une bonne partie du dimanche passée derrière les fourneaux.

Chez moi, ce n’est pas vraiment comme ça que ça se passe.

Mon objectif n’est pas d’avoir tous mes repas de la semaine parfaitement planifiés. Je veux simplement avoir quelques plats prêts dans le frigo pour les jours où je n’ai ni le temps ni l’envie de cuisiner.

Et cette semaine, j’avais encore pas mal de choses à la maison : pâtes, riz, quinoa, couscous, thon, sauce tomate, pâte à pizza, œufs, gruyère, parmesan, feta, crème liquide, olives vertes, tomates, carottes, concombre, une endive, de la salade…

Bref : largement de quoi faire.

Il suffisait d’assembler tout ça intelligemment.

Le repas du dimanche : poisson sauce crème-moutarde et pommes de terre vapeur

Je commence toujours par ce que nous allons manger le dimanche midi.

Cette semaine, j’avais prévu du poisson blanc avec des pommes de terre vapeur.

Habituellement, j’aime ajouter du citron à ma sauce pour le poisson.

Évidemment, ce dimanche-là : plus un seul citron dans la maison.

Et puisqu’on a dit « batch cooking sans courses », il était hors de question d’aller en acheter un juste pour ça.

Pour 3 personnes

  • 450 g de poisson blanc, soit environ 150 g par personne
  • 600 g de pommes de terre, soit environ 200 g par personne
  • 15 cl de crème liquide
  • 1 belle cuillère à café de moutarde
  • 1 petite gousse d’ail
  • sel et poivre
  • herbes selon ce que j’ai sous la main
  • éventuellement 1 cuillère à café de vinaigre de cidre ou de vin blanc

Je cuis simplement mes pommes de terre à la vapeur.

Pour la sauce, je fais revenir doucement l’ail dans une toute petite noisette de beurre ou un filet d’huile. J’ajoute la crème et la moutarde, je poivre et je laisse réduire quelques minutes à feu doux.

Si j’ai du vinaigre de cidre ou de vin blanc, j’en ajoute une toute petite quantité à la fin. Cela apporte cette pointe d’acidité que j’aime normalement retrouver avec le citron.

Je cuis mon poisson et je sers le tout avec les pommes de terre vapeur.

Environ 450 à 500 kcal par personne, selon le poisson et la crème utilisés.

Et pendant que les pommes de terre cuisent et que le poisson se prépare, je lance mon batch cooking.

C’est là que je gagne réellement du temps.

Plat n°1 : pâtes jambon, ail et crème

C’est typiquement le genre de plat qui me sauve un déjeuner pressé.

Pour 2 portions

  • 140 g de pâtes crues
  • 120 g de jambon coupé en lanières
  • 1 gousse d’ail
  • 10 cl de crème liquide, à ajouter uniquement au moment de réchauffer
  • 10 g de parmesan
  • poivre

Je cuis les pâtes et je fais revenir quelques instants le jambon avec l’ail.

En revanche, je n’ajoute pas la crème tout de suite.

Je conserve mes pâtes avec le jambon et l’ail au réfrigérateur et j’ajoute environ 5 cl de crème par personne seulement lorsque je réchauffe le plat.

Un peu de parmesan au dernier moment et c’est prêt.

Environ 500 kcal par portion.

Ce n’est certainement pas de la grande cuisine, mais entre ça et chercher désespérément quelque chose à manger à 12h30 alors que j’ai faim et que je suis pressée, mon choix est vite fait.

Plat n°2 : pâtes tomate et thon

Puisque la casserole est sortie, autant continuer.

Pour 2 portions

  • 140 g de pâtes crues
  • 1 boîte de thon au naturel d’environ 140 g égoutté
  • 200 g de sauce tomate
  • 1 petite gousse d’ail
  • 10 g de parmesan
  • herbes, sel et poivre

Je mélange simplement mes pâtes cuites avec la sauce tomate, le thon égoutté, l’ail et quelques herbes.

Au moment de servir, j’ajoute un peu de parmesan.

Environ 400 à 420 kcal par portion.

Et voilà encore deux repas complets préparés avec des ingrédients qui étaient déjà dans mes placards.

Plat n°3 : gratin de chou-fleur

J’avais également du chou-fleur.

Direction le plat à gratin.

Pour 3 portions

  • 600 g de chou-fleur
  • 2 œufs
  • 15 cl de crème liquide
  • 60 g de gruyère râpé
  • 15 g de parmesan
  • sel, poivre, muscade si vous aimez

Je cuis le chou-fleur puis je le dépose dans un plat.

Je mélange les œufs avec la crème, le sel et le poivre, puis je verse sur le chou-fleur. J’ajoute le gruyère et le parmesan et je passe le tout au four à 180 °C pendant environ 25 minutes, jusqu’à obtenir un joli gratiné.

Environ 300 kcal par portion.

Celui-ci m’intéresse particulièrement parce que, contrairement aux pâtes préparées pour ma famille, il correspond beaucoup mieux à ma façon de manger actuellement.

J’essaie de réduire fortement les glucides dès que je le peux.

Avec une belle salade verte à côté, j’ai donc facilement un déjeuner qui me convient sans avoir à préparer un deuxième menu.

Plat n°4 : mes petites quiches sans pâte feta, tomate et skyr

Celles-ci, c’est clairement ma préparation à moi.

J’avais d’abord pensé les préparer avec de la crème, puis j’ai finalement utilisé mon skyr : cela permet d’alléger considérablement la recette tout en gardant la feta qui apporte vraiment le goût.

Et j’en prépare directement deux, soit deux déjeuners prêts pour ma semaine.

Pour 2 quiches individuelles

  • 4 œufs
  • 80 g de feta
  • 100 g de skyr
  • 2 petites tomates
  • 10 g de parmesan
  • poivre
  • herbes de Provence ou autres herbes selon les placards

Je bats les œufs avec le skyr.

J’ajoute la feta émiettée et les tomates coupées en petits morceaux, je poivre et j’ajoute quelques herbes.

Je répartis dans deux petits plats individuels et je termine avec le parmesan.

Direction le four à 180 °C pendant environ 25 à 30 minutes, jusqu’à ce que les quiches soient bien prises.

Environ 315 kcal par quiche.

Avec une salade verte et quelques rondelles de concombre, j’ai un déjeuner complet, rassasiant et pauvre en glucides pour environ 330 à 350 kcal, selon la quantité d’accompagnement.

Et si j’ai envie de quelques olives vertes en plus, je peux parfaitement les ajouter.

Plat n°5 : la pizza « fond de frigo »

Et puisqu’une pâte à pizza attendait son heure dans mon réfrigérateur, elle y passe aussi !

Pour 1 pizza – environ 4 portions

  • 1 pâte à pizza du commerce, environ 260 g
  • 150 g de sauce tomate
  • 100 g de jambon ou 1 boîte de thon au naturel
  • 80 g de gruyère râpé
  • 30 g d’olives vertes
  • herbes de Provence

J’étale la sauce tomate sur ma pâte, j’ajoute le jambon coupé en morceaux, le gruyère et quelques olives.

Un peu d’herbes de Provence et au four selon les indications de la pâte.

Environ 330 à 370 kcal par quart de pizza, selon la pâte et la garniture utilisées.

Je peux conserver les parts pour un repas très proche ou les congeler une fois la pizza cuite.

Un soir où ma fille rentre tard ou lorsque je n’ai aucune envie de cuisiner, il suffit de réchauffer.

Et j’avance aussi mes crudités pour la semaine

Il y a une autre petite chose que je fais pendant que tout cuit : je prépare mes crudités.

Cela peut sembler anodin, mais c’est exactement le genre de détail qui fait la différence un jour où je suis pressée.

Cette semaine, j’ai simplement râpé mes carottes et tranché mon concombre à l’avance, puis je les ai placés séparément dans des contenants en verre au réfrigérateur.

Ça ne me prend que quelques minutes puisque je suis déjà en cuisine.

Mais dans la semaine, lorsque je sors une de mes petites quiches sans pâte ou une portion de gratin de chou-fleur, je n’ai plus qu’à ouvrir le réfrigérateur et ajouter une poignée de salade, quelques carottes ou du concombre dans mon assiette.

Mon accompagnement est déjà prêt.

Et pour moi, c’est aussi ça, préparer ses jours pressés : pas forcément cuisiner un plat entier, mais enlever à l’avance tous ces petits gestes qui finissent par nous faire perdre du temps au moment du repas.

J’ai aussi congelé du riz cuit, cela m’avait bien dépanné la semaine dernière !

Et je n’ai même pas tout cuisiné

Il me restait encore du quinoa, du couscous, des œufs, de la soupe…

Et volontairement, je ne les ai pas préparés.

Parce que je crois que c’est aussi une erreur que l’on peut faire lorsqu’on commence le batch cooking : vouloir absolument préparer énormément de choses sous prétexte qu’on est déjà en cuisine.

Je préfère préparer quelques repas qui vont réellement me servir, et garder des aliments faciles à cuisiner pour improviser dans la semaine.

Un œuf, quelques crudités déjà préparées, un reste de feta et une salade peuvent très bien devenir un déjeuner en cinq minutes.

Le but est de me simplifier la vie, pas de transformer mon dimanche en journée de cuisine.

Combien m’a coûté ce batch cooking ?

C’est évidemment un petit raccourci de dire qu’il m’a coûté 0 €.

J’ai bien acheté les pâtes, les œufs, le jambon ou la feta à un moment !

Mais cette semaine, je n’ai dépensé aucun euro supplémentaire pour faire mon batch cooking.

Pas de liste de courses spéciale.

Pas de recette qui nécessite un ingrédient que je n’utiliserai peut-être plus ensuite.

Pas de détour au supermarché.

J’ai simplement utilisé ce qui se trouvait déjà chez moi.

Et c’est peut-être finalement la version du batch cooking que je préfère.

Le vrai objectif : sauver les jours pressés

Je ne cherche pas à devenir la reine du batch cooking.

Je ne veux pas non plus préparer 14 repas identiques alignés dans des boîtes pour toute la semaine.

Je veux simplement pouvoir ouvrir mon réfrigérateur un mardi midi ou un jeudi soir et me dire :

« Ah oui, j’ai ça de prêt ! »

Parce que ce sont précisément ces jours-là que l’organisation du dimanche prend tout son sens.

Une heure passée en cuisine le dimanche n’est pas forcément une heure supplémentaire si, pendant ce temps, je préparais de toute façon le déjeuner familial.

Je fais cuire une casserole de plus.

Je profite du four déjà chaud.

Je râpe quelques carottes.

Je tranche un concombre.

Je prépare deux portions au lieu d’une.

Et petit à petit, je remplis mon réfrigérateur de solutions pour les jours où je n’aurai pas le temps.

C’est ça, ma version du batch cooking.

Pas parfaite.

Pas particulièrement Instagrammable.

Et cette semaine, clairement version fond de placard.

Mais terriblement pratique.

Et vous, si vous ouvriez votre frigo et vos placards aujourd’hui avec interdiction d’aller faire des courses, combien de repas pourriez-vous préparer avec ce que vous avez déjà ?

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